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RADIO TROPICALE :: GRèVE BIEN SUIVIE à FRANCE TéLéVISIONS| GRèVE BIEN SUIVIE à FRANCE TéLéVISIONS |
| Posté par : phyl / Source: http://www.leparisien.fr / 25-11-2008 | |
  Plusieurs programmes de France Télévisions et de Radio France ont été perturbés ce mardi en raison de l'appel à la grève lancé par une intersyndicale à l'occasion de la journée de mobilisation contre la réforme de l'audiovisuel public. Le mot d'ordre a été suivi par 43,4% des salariés de France Télévisions.
Conséquence la plus spectaculaire : le journal de 13 heures, qui devait être présenté par Françoise Laborde, a été remplacé par le magazine d'environnement de Yann Arthus-Bertrand. Le JT de 20 heures pourrait être «extrêmement réduit», d'après le SNJ (Syndicat national des journalistes). La rédaction - journalistes et moyens techniques -était particulièrement mobilisée, avec quasiment 60% de grévistes, selon la direction.
Les journaux de France 3 ont également été perturbés. L'édition nationale du 12/13 et le journal régional d'Ile-de-France ont notamment été remplacés par des tout en images. Idem en soirée. En revanche, l'émission culturelle Ce soir ou Jamais, qui a été enregistrée lundi, est maintenue.
De même, les programmes ont été chamboulés sur plusieurs stations de Radio France, également concernée par le projet de loi : France Inter, France Info, Fip, France Culture, France Bleu et ses 41 stations locales. D'après la direction, 15,56% des salariés ont fait grève.
Les personnels protestent contre le projet de loi de réforme entérinant la suppression de la publicité sur France Télévisions, qui doit être examiné ce mardi par les députés. Quatre mille salariés de l'audiovisuel public selon les organisateurs (2.000 selon la préfecture de police), ont manifesté de la tour Eiffel au Palais Bourbon contre «la mainmise de l'Etat».
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Mesure phare du projet de loi, l'arrêt de la publicité est prévu dans un premier temps après 20 heures à partir du 5 janvier prochain, avant sa disparition totale fin 2011. A cette mesure phare, s'en ajoutent d'autres telles que la possibilité pour l'Etat d'intervenir dans la nomination des présidents de chaînes. Certains, notamment les syndicats de France Télévision, y voient une reprise en main de l'Etat, des menaces sur les capacités financières des chaînes et donc un affaiblissement face aux chaînes privées.
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