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RADIO TROPICALE :: ROYAL CONTRE-ATTAQUE| Posté par : phyl / Source: Le Parisien / 18-11-2008 | |
  La riposte n’a pas tardé. Face à la coalition Aubry-Delanoë, Ségolène Royal, lundi soir sur France 3, n’a pas hésité à durcir le ton. Visant le maire de Paris, l’ex-candidate à l’élection présidentielle, qui reste « déterminée » dans la course au poste de premier secrétaire, a regretté que « le PS ait perdu le sens du code de l’honneur » et raillé « le retour de ceux qui ne veulent pas passer la main à une nouvelle génération ».
Le ton est donné pour les prochaines 72 heures : il n’y a plus seulement d’un côté les partisans du changement qu’elle prétend incarner et de l’autre le camp du conservatisme. Mais, selon Royal, il y a désormais des dirigeants socialistes loyaux et déloyaux. Pour mieux illustrer son propos, Royal a même lâché les noms : « Avec Martine Aubry, c’est Laurent Fabius et avec Bertrand Delanoë, c’est Lionel Jospin. » Elle n’a désormais plus d’autre choix que de renvoyer à ses adversaires l’image du « parti ancien » en espérant un sursaut de ceux qui veulent « le changement ».
La décision de Delanoë prive le camp Royal d’indispensables réserves de voix pour atteindre la barre des 50 % dans deux jours lors du vote des militants. Exemple, à Paris, où Delanoë a recueilli près de 36 % des voix lors du vote sur les motions, mais aussi en Haute-Garonne et dans une partie de la Bretagne et du Limousin. Concurrencée dans le Nord et le Pas-de-Calais par le maire de Paris le 6 novembre, Aubry est désormais assurée de faire le quasi-plein des voix dans ces fédérations mastodontes. « Elle a marqué un point sur le plan arithmétique. Elle a remporté la bataille du lundi », admettait hier l’un des lieutenants de Royal. Encore faut-il que les partisans de Delanoë votent au canon pour son ex-adversaire, qui ne lui a pas fait de cadeau lors de la bataille des motions.
Trouver 30 000 voix en 72 heures
Le challenge de l’ex-candidate à l’élection présidentielle est désormais clair : pour espérer atteindre la majorité absolue dès jeudi soir, il lui faut à la fois grappiller les voix de ceux qui refusent la logique de la coalition « anti-Royal » et espérer une hausse de la participation. Les calculettes étaient sorties hier après-midi lors du conseil politique à son QG du boulevard Raspail à Paris (VII e ). « Nous sommes à 29 %. Il faut gagner un peu plus de 20 points soit environ 35 000 voix si la participation atteint jeudi 150 000 votants (NDLR : contre 130 000 le 6 novembre). »
En remportant la mise dès le premier tour, Royal mettrait KO tous ses opposants et prendrait une option quasi définitive sur l’élection présidentielle de 2012. Elle éviterait surtout un second tour à l’issue beaucoup plus aléatoire pour elle en cas de rapprochement entre Hamon et Aubry. C’est donc la mobilisation générale dans le camp Royal. Trouver 35 000 suffrages de plus en 72 heures : le défi paraît difficile, mais il n’est pas totalement perdu.
59 % des Français souhaitent une autre personnalité que Ségolène Royal à la tête du PS, selon un sondage BVA publié dans « les Echos » ce matin.
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